| Accueil > Expatriés > Valérie Hubert |
|
Renseignements personnels
|
|
Comment l'aventure a-t-elle démarré ? Après mes études de traduction, j'avais toujours eu envie de partir en Russie pour découvrir le pays et perfectionner mon russe. Malheureusement, l'occasion ne s'était pas présentée. Je m'étais donc lancée dans la vie active en Belgique. Et puis, un jour, alors que je cherchais à changer de travail, je suis tombée sur une offre pour un poste de professeur de français à Yakoutsk. J'avoue que Yakoutsk n'était pas la destination dont je rêvais pour une expatriation. Mais, après tout, pourquoi pas ? |
|
|
Quelques impressions de la Yakoutie ? La première balade en ville : je suis arrivée à Yakoutsk avec Muriel qui, elle, devait aller enseigner dans le village de Kepteni. Il faisait - 36°C. Le lendemain de notre arrivée, nous avions décidé de faire une balade en ville mais nous n'avions pas encore reçu notre équipement d'hiver (ounties, chapka et manteau de fourrure). Notre promenade a été de courte durée. On n'a pas dû faire plus d'un kilomètre. Nos pieds étaient congelés. Plus on avançait, plus les haltes pour se réchauffer dans les magasins se multipliaient. Finalement, on a rebroussé chemin…Les paysages : été comme hiver, la campagne est magnifique. Je me souviens particulièrement du Nouvel An passé à Kepteni. Il faisait noir à mon arrivée. La taïga était recouverte de son manteau blanc et toutes les maisons en bois aux cheminées fumantes étaient éclairées. Tout était silencieux. Un vrai décor de conte de fées ! Les Yakoutes : j'ai été étonnée de voir l'attachement des Yakoutes à leurs racines, à la nature, à leur culture et à leur langue. On encourage très tôt les enfants à chanter, à danser, à jouer d'un instrument, ce qui donne droit à des spectacles et représentations de très haute qualité. C'est d'autant plus frappant que chez nous, on essaie rarement de développer des talents artistiques chez les jeunes. |
|
|
Et pour conclure ? C'est une expérience très enrichissante. Bien entendu, il y a eu des hauts et des bas, car la vie n'est pas toujours facile là-bas. Mais, j'en garde de très bons souvenirs et un tas d'anecdotes cocasses. |
|