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Renseignements personnels
- Age au départ : 24 ans;
- Etude : licence en traduction russe et allemand;
- Expérience dans l'enseignement : aucune. J'avais travaillé un an pour une société de construction dans le cadre d'un projet à Moscou;
- Lieu d'expatriation : Yakoutsk;
- Année d'expatriation : 1999 (janvier - juin);
- Type d'habitation : maison ultra chauffée de construction canadienne (j'ai souffert surtout de la chaleur au début !).
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Comment l'aventure a-t-elle démarré ?
Juillet 98, j'écoute les Belges du bout du monde et j'entends que l'on recherche des professeurs de français et d'anglais pour enseigner en Yakoutie. Le nom me disait bien quelque chose vu que j'avais appris le russe mais j'avoue m'être d'abord penchée sur un atlas pour mieux réaliser le style de mission. Je rencontre quelques jours plus tard Loudmila Petrova à Louvain-la-Neuve à qui je remets mon CV. Ensuite, plus de nouvelle jusqu'en décembre 98 où l'on m'annonce que l'on m'attend à Yakoutsk ! J'avais repris entre temps le chemin des études mais c'était plus fort que moi et, ravie, je pars quelques semaines plus tard pour Moscou.
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Quelques impressions de la Yakoutie ?
- Yakoutsk : la capitale qui a conservé encore pas mal de traits de l'époque soviétique, ses transports en commun qui roulent en tout temps. Loudmila Petrova m'avait proposé de partager sa confortable maison avec ses deux filles Marianne et Irina qui étudiaient à Yakoutsk. Mis à part une excursion à Khamagata et une balade en camionnette sur la Léna gelée, j'ai passé l'entiereté de mon séjour à Yakoutsk.
- Les écoles : une expérience très intéressante qui m'a permis de réaliser qu'on ne s'improvise pas professeur de français à de jeunes élèves. Mon expérience du Patro m'a aidé à les divertir tout en leur apprenant notre langue.
- L'université : j'étais plus à l'aise face aux étudiants de français (langue et traduction). J'ai réalisé combien nous étions gâtés en ce qui concerne le matériel et l'infrastructure dans nos universités belges. Faire quelques photocopies relevait parfois du parcours du combattant.
- Les collègues : j'ai beaucoup apprécié l'accueil et la gentillesse des professeurs tant dans les écoles qu'à l'université. Parmi mes collègues, il y avait deux autres professeurs européens: Thierry Mortiaux (Belgique) et Carol Irvine (Ecosse).
- Le climat : pas évident au début de s'adapter au froid sibérien. Envolés les préjugés sur les manteaux de fourrure… Ici c'est une question de survie ! L'hiver est très long mais le printemps est un moment magnifique. On assiste à la débâcle de la Léna et à l'éclosion de magnifiques perce-neige.
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Et pour conclure ?
Une expérience formidable que je recommande à ceux et celles d'entre vous qui veulent découvrir un autre monde, un peuple très chaleureux si loin de nous mais à la fois très proche.
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